Le Chagall d'Armentières: Mort d'un faussaire (Polars en Nord t. 133) par Emmanuel Sys

Le Chagall d'Armentières: Mort d'un faussaire (Polars en Nord t. 133)

Titre de livre: Le Chagall d'Armentières: Mort d'un faussaire (Polars en Nord t. 133)

Éditeur: Éditions Ravet-Anceau

Auteur: Emmanuel Sys


* You need to enable Javascript in order to proceed through the registration flow.

Emmanuel Sys avec Le Chagall d'Armentières: Mort d'un faussaire (Polars en Nord t. 133)

Livres connexes

À Lille, le meurtre d’un étudiant occupe considérablement le lieutenant Preux et la commissaire Monin. Alors que l’affaire suit son cours, Preux reçoit un appel étrange. Un de ses amis d’enfance, le peintre David Verstraete, aurait disparu à Armentières. Preux se lance alors seul dans une enquête officieuse. Si l’entourage du peintre pense qu’il est en voyage, le lieutenant a des doutes. Ses inquiétudes se confirment lorsqu’il se fait agresser au domicile de l’artiste. Conscient de la gravité de la situation, Preux doit en référer à Monin. Ensemble, ils devraient pouvoir éclaircir cette affaire haute en couleur.

EXTRAIT

Preux ne reprit pas l’analyse de sa partie. Elle était complexe et donnait lieu à de nombreuses variantes, qu’il devrait examiner une à une. En outre, la finale avait été longue, puisque soixante-huit coups avaient été joués. Il n’avait pas assez de temps pour toute cette étude avant le rendez-vous. Il décida de s’y replonger en revenant du café, où il n’avait pas l’intention de traîner. Il laissa son ordinateur ouvert, enfila un jean à la place du vieux pantalon de jogging qu’il mettait le soir quand il était seul chez lui, prit sa veste noire favorite et sortit.
Il fut surpris de voir les trottoirs de la rue Gambetta remplis de monde. Il se serait presque cru un dimanche à 11 heures, quand le marché de Wazemmes tout proche bat son plein. Sans doute l’exceptionnelle douceur de ce début avril – il faisait encore 20° à 19 heures – expliquait-elle cette affluence record. Les gens que Preux croisait flânaient, le sourire aux lèvres. Il flottait dans l’atmosphère un parfum de décontraction et de bonne humeur, comme si la météo clémente avait pour mission de tirer la cité endormie de sa léthargie hivernale.
Preux, contaminé par cette nonchalance, remonta lentement l’artère commerçante vers la place du Marché. Comme il était en avance, il la dépassa et poursuivit vers le bout de la rue. Il croyait oubliée la scène pénible de l’après-midi quand, soudain, le visage décomposé de Mme Dutoit s’imposa à lui, en même temps que résonnaient en lui les questions qu’elle lui avait posées. Ah ! Elle devait bien s’en moquer de la douceur de l’air aujourd’hui ! Combien de temps lui faudrait-il avant qu’elle n’en sente à nouveau le charme ? Mal à l’aise, il fit demi-tour, pressé désormais d’arriver au bistrot.

À PROPOS DE L’AUTEUR

Né au milieu des années 1950 à Lille, Emmanuel Sys a été professeur de français-latin-grec dans différents collèges et lycées de la région pendant plus de dix ans.
C’est en 1992 qu’il entre à l’université de Lille 1, au département TEC où il enseigne diverses techniques de communication orale et écrite aux élèves des filières scientifiques.
Adepte de la course à pied et grand joueur d’échecs, c’est à Lambersart, où il vit, qu’il donne libre cours à ses passions.
Il fait ses premiers pas dans le monde de l’écriture avec L’Affaire Roussel qu’il auto-édite en 2003 et qui sera publié en feuilleton dans la Voix du Nord. Partisan des enquêtes à l’intrigue bien ficelée, il aime laisser planer le doute jusqu’à la fin sur l’identité du coupable.
Ses romans suivants ont été publiés par la collection Polars en Nord, dont il est l’un des piliers. La morte du canal et Chaud beffroi ont été repris par la Voix du Nord.
Emmanuel Sys est le créateur des personnages récurrents, les lieutenants Sylvie Monin et Frédéric Preux, duo d’enquêteurs incontournable de ses romans.